Dans le cadre du travail effectué par la Table provinciale francophone pour la personne handicapée au cours des dernières années, un sondage a été réalisé auprès des divers secteurs socio-économiques de la province, et ce avec la participation des agences/institutions membres de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO). Les résultats portent sur :
- les obstacles auxquelles les agences communautaires sont confrontées qui limitent la participation des personnes handicapées à leurs activités;
- les besoins de ces mêmes agences et institutions;
- la connaissance de la Loi 2005 sur les personnes handicapées de l'Ontario;
- les types de renseignements et d'appuis qui sont nécessaires afin de favoriser l'inclusion des personnes handicapées au sein de leur communauté.
En résumé - Les deux secteurs qui affichent les plus haut taux de participation par les personnes handicapées à leurs activités sont ceux des « personnes handicapées » avec une moyenne de 95 % et celui de la « santé » avec 37 %. Les plus bas taux de participation des personnes handicapées se retrouvent dans le secteur des services communautaires avec 63 % indiquant aucune participation. Le plus grand obstacle indiqué par la moitié des répondants est l'insuffisance de ressources financières pour adapter les services. Par contre, la méconnaissance des services et programmes favorisant l'intégration des personnes handicapées est à 36 % et la méconnaissance de la personne handicapée est notée par 25 % des répondants. Il existe donc un besoin d'augmenter l'accès à l'information sur la personne handicapée elle-même ainsi que sur les services, programmes et soutiens qui existent au sein des diverses communautés. Les répondants reconnaissent dans 35 % des cas que l'inexistence d'un réseau de communication vient poser un obstacle. Un peu plus de la moitié des répondants (54 %) indiquent que leurs services ont besoin d'adaptation afin de mieux répondre aux besoins des personnes handicapées. 43 % disent devoir adapter leurs infrastructures alors que 18 % indiquent un besoin d'adaptation au niveau de la documentation. L'insuffisance des infrastructures suit avec 30 % des répondants indiquant cet élément comme un obstacle, la difficulté à promouvoir leurs services dans 27 % des cas et le manque de données statistiques dans 19 % des cas. En ce qui a trait à la Loi 2005 sur les personnes handicapées, le sondage révèle un besoin de formation afin de mieux la connaître. Pas moins de 59 % des répondants indiquent ne pas connaître ou connaître peu la Loi 2005 sur les personnes handicapées de l'Ontario alors que seulement une minorité des répondants (13 %) ont une bonne ou une très bonne connaissance de la loi.